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La flore

  • Rapport sur la flore des lacs de Val-des-Monts (Document à venir)

Espèces exotiques envahissantes

La présence d’espèces exotiques envahissantes est définitivement un problème sans frontière que l’on retrouve également sur le territoire de Val-des-Monts. La problématique des envahisseurs exotiques est autant répandue chez les espèces fauniques que floristiques. Voici la liste des espèces envahissantes présentes à Val-des-Monts :

Myriophylle en épi (voir section Espèces envahissantes aquatiques)

Berce du Caucase

Une plante trouvée surtout dans les milieux humides et perturbés, la berce du Caucase a initialement été introduite en Amérique du Nord pour l’aménagement paysager. Elle colonise principalement les berges de cours d’eau, des fossés, des chemins de fer et les routes. Cette espèce est reconnue pour ses propriétés toxiques à l’homme (les toxines agissent sur les cellules superficielles de la peau, pouvant résulter en brulures douloureuses). Ces toxines sont activées sous l’effet des rayons ultraviolets. Au toucher de la plante, la sensation de douleur ne se fait pas sentir immédiatement, mais peut se faire jusqu’à 48 heures après l’entrée en contact.

Plusieurs caractéristiques permettent de la reconnaître en raison de ses grandes feuilles, de la hauteur qu’elle peut atteindre et de sa morphologie. Toutefois, elle ressemble à la berce laineuse (H. lanatum), une espèce indigène qui n’est pas toxique. (MDDEP, s.d)

Les critères suivants permettent de les différencier :

  • La berce du Caucase peut atteindre une hauteur allant de 2 à 5 m alors que la berce laineuse ne fait que de 1 à 3 m ;
  • Le diamètre de chaque inflorescence (fleur) fait de 20 à 50 cm pour la berce du Caucase alors qu’elle ne fait que 15 à 20 cm pour la berce laineuse ;
  • La tige de la berce du Caucase est tachée de rouge sur une bonne partie de sa surface tandis que celle de la berce laineuse est principalement recouverte de petits poils blancs ;
  • La face intérieure d’une feuille de la berce du Caucase est lisse avec quelques petits poils blancs rudes et celle de la feuille de la berce laineuse est complètement recouverte de poils blancs ;

Salicaire pourpre

Au début de 19e siècle, en provenance de l’Europe et de l’Asie, la salicaire pourpre, une plante vivant dans les milieux humides, a fait son apparition sur ce continent. 

Cette plante distincte est facile à reconnaitre grâce aux caractéristiques suivantes :

  • De juin à septembre, on la remarque dans les milieux humides surtout en raison de ses fleurs pourpres ou roses jaillissant au bout des tiges ;
  • Chaque plante possède plusieurs tiges ;
  • Pouvant atteindre jusqu’à un mètre de hauteur, on peut l’apercevoir près des lacs, des cours d’eau et des plages de Val-des-Monts.

Lorsque la salicaire pourpre colonise les milieux humides, elle s’approprie les nutriments et l’espace nécessaire aux plantes indigènes. Cela a pour conséquence de diminuer les individus des populations indigènes et même parfois la biodiversité, en plus de diminuer les habitats des espèces fauniques, tels ceux des oiseaux, des insectes et des mammifères.

Espèces ayant un risque potentiel d'envahir les lacs et les milieux humides de Val-des-Monts

Renouée japonaise

Actuellement, cette espèce qui colonise les milieux humides est présente en bordure de la rivière Blanche Ouest. Comme son nom le sous-entend, elle est d’origine asiatique et a été apportée en Amérique du Nord pour être utilisée comme plante ornementale vers la fin du 19e siècle. Depuis, elle s’est propagée rapidement et sa présence a été remarquée au Québec en 1918 pour la première fois.

Pouvant s’élever jusqu’à 4 m de hauteur, la renouée Japonaise forme de grands massifs feuillus. Elle présente aussi les caractéristiques suivantes :

  • La tige a un diamètre de 2 à 4 cm et est principalement verte, mais on y retrouve du rouge ;
  • Les fleurs sont blanches, vertes ou rouges et sont réunies en longues grappes ;
  • La base de la feuille est droite et l’extrémité de chaque feuille est pointue ;
  • La couleur des fruits est d’un rouge brun et chacun d’entre eux mesure environ 4 mm de long.

Elle affecte directement le développement et ne subit pas de compétition d’autres espèces puisqu’ici, elle n’a pas d’ennemi naturel. Elle a donc le potentiel d’affecter la biodiversité du territoire qu’elle colonise.

Châtaigne d'eau

La châtaigne d’eau est originaire de l’Asie et de l’Europe et aurait été introduite intentionnellement aux États-Unis en 1859. Depuis lors, elle se serait répandue et poserait problème sur quelques plans d’eau québécois. On la retrouve aujourd’hui à proximité de Val-des-Monts, soit dans le Parc national de Plaisance. Elle a tendance à pousser dans les milieux aquatiques peu profonds, à faible courant, où les nutriments sont abondants. Les lacs de Val-des-Monts pourraient donc être des lieux susceptibles d’être envahis si l’espèce était introduite. Dans un tel cas, les activités de pêche, de baignade et de navigation seraient potentiellement compromises.

Voici quelques caractéristiques vous permettant de la distinguer :

  • Ses feuilles sont triangulaires et dentelées et flottent à la surface des plans d’eau ; sa fleur est blanche et possède 4 pétales blancs ;
  • Elle est présente en abondance sur le plan d’eau qu’elle envahit.

Une fois introduite, elle forme des tapis de feuilles flottantes qui peuvent atteindre des kilomètres de longueur. Sa présence présente de nombreux problèmes quant à la survie des espèces aquatiques indigènes.